Quatrième île du monde par sa superficie, Madagascar s’étend dans l’Océan indien face aux côtes africaines. Les côtes, à la végétation luxuriante, jouissent d’un climat tropical, alors que l’intérieur du pays est formé de hauts plateaux tempérés. Séparée du continent africain depuis 165 millions d’années, Madagascar possède une faune et une flore uniques, longtemps préservées par le temps.
Madagascar est l’un des pays les plus pauvres du monde. Selon l’Indicateur de Développement Humain (IDH), Madagascar est classé 150ème sur 177 pays. L’IDH mesure le niveau moyen auquel se trouve un pays selon trois critères essentiels du développement humain : la possibilité de vivre longtemps et en bonne santé, de s’instruire et de bénéficier de conditions de vie décentes.
Au classement selon le Produit Intérieur Brut (PIB), Madagascar arrive 191ème sur 203 pays. En dépit des énormes potentialités du pays et des efforts entrepris ces dernières années par les autorités et de nombreuses ONG, la majorité de la population malgache vit encore en dessous du seuil de pauvreté. En 2005, le taux de pauvreté en milieu urbain était de 52%, de 73,5% en milieu rural et de 68,7% au niveau national.
C’est au Nord Est de Madagascar, à une heure d’avion d’Antananarivo, la capitale, que nous allons monter ce projet original. Là se trouve Sainte-Marie, ou Nosy Boraha, une petite île longue de 63 km pour 5 km de large. Nous sommes propriétaires sur cette île d’un terrain de trois hectares, du nom de « Andzaha », que nous avons hérité de notre grand père maternel. Derrière le côté « carte postale » de Sainte-Marie, la pauvreté est aussi une réalité incontournable. Comme dans la Grande Ile, elle se manifeste dans de nombreux domaines :
- Insuffisance des infrastructures médicales : carence dramatique de personnel médical et paramédical, manque de formation, soins souvent inefficaces, équipements délabrés, mortalité élevée…
- Manque d’opportunité d’emploi sur l’île
- Un grand déficit en terme d’éducation et de formation professionnelle
- Dégradation des ressources liée aux constructions peu respectueuses de l’environnement et surtout aux pratiques d’abattis-brulis pour la culture du riz dans un contexte de forte croissance démographique et de diminution des surfaces cultivées.
Au-delà de la cinquantaine d’emplois locaux que ce projet permettra de créer, il contribuera aussi à la satisfaction des besoins essentiels des communautés humaines présentes et futures, en rapport avec les contraintes démographiques : accès à l'éducation et aux soins médicaux. Nous avons en effet constaté que l’insuffisance des infrastructures médicales était un frein sérieux au développement touristique de la région Analanjirofo. Notre projet pourra aussi palier cette lacune.







